*33*

17 Columbiastraße - appartement 1o - Dix heures

Assis tout seul à la table de la cuisine, le nez dans son café, Tom révisait ses accords en guise de compagnie. Dans l'appartement, personne. Pas de Gustav surcaféiné, de Georg grisonnant ou de David surexcité ... Il étaient tous partis ce matin aux aurores pour un shooting spécial. Le laissant seul avec Bill, ou autrement dit avec le vide puisque le chanteur était introuvable. Et pourtant ce n'était pas faute d'avoir retourné tout l'appartement.

Tom : Donc, do, sol, si ... Bill merde mais qu'est-ce que tu fais ?

Abandonnant les notes, il s'adossa contre le mur et ferma les yeux, essayant tant bien que mal de capter un signe de son fère. N'importe quoi, pourvu que ça vienne de lui ... en vain.
Et pourtant ... un petit bruit résonna dans l'entrée, celui si familier qu'on a tous entendu au moins une fois : des clés.
Avec le peu de calme qui lui restait, Tom se leva et alla accueillir son cher frangin. Le responsable de son stress qui persistait depuis une heure.

Tom : Je peux savoir ou t'étais passé ?

Pas de réponses. Pas même un regard. Rien.

Tom : Oh, Bill, je te parle !

Le visage caché par sa capuche et ses lunettes noires, il passa devant son jumeau en l'ignorant royalement et fila vers sa chambre mais Tom le retint par le bras. Pas question de le laisser partir comme un voleur. Ils s'étaient toujours tout dits. Et ça ne risquait pas de changer.

Tom *sec* : Reste là.
Bill *essayant de se planquer et de se dégager* : Laisse moi !
Tom *persistant* : Mais pourquoi tu te cache ?!
Bill : Pour rien ! Vas-t-en maintenant !
Tom : Arrête ! Je sais que c'est faux !
Bill *criant*: Tu sais rien du tout ! Dégage !

Tout les deux se battaient presque, Tom essayant de retenir Bill qui faisait tout pour le repousser mais la rage du guitariste pris le dessus.

Tom *plaquant Bill contre le mur* : Maintenant sa suffit, dis moi ce qui se passe !

Bill essaya de pousser son frère, mais réalisa qu'entre temps, sa capuche avait glissé. Maintenant il ne pouvait plus se cacher.
Derrière ses lunettes noires, il fixa Tom d'un regard suppliant et haineux à la fois. Il lui en voulait d'être violent, mais il l'avait attendu, et il s'était inquiété pour lui. Il avait le droit de savoir, même s'il avait honte.

Bill : Tu veux savoir ? D'accord.

D'un coup, il retira ses lunettes. Tom le lâcha aussitôt et recula de stupeur ... oh non ... qu'est-ce qu'il avait encore fait ...
Là, sur sa pommette encore propre il y'a quelques heures s'étalait une coupure profonde qui lui couvrait la joues de sang. Son piercing à l'arcade avait disparut, lui laissant une belle entaille et son nez saignait tellement que même Tom avait de quoi reculer.

Tom : Mais ... mais qu'est-ce que ... qu'est-ce qui t'es arrivé ?
Bill *sec* : Je me suis battu. T'es content ?

Content ?
Son frère. Son jumeau. Sa moitié venait de se faire défoncer le visage par on ne sait trop qui et il était sensé être ... content ?

Tom : Non. Vraiment pas.
Bill *retournant vers sa chambre* : Ben tant mieux.

D'un tout petit geste soigneusement calculé, Tom attrapa son frère et le traîna jusqu'à la salle de bain. S'il croyait s'en sortir comme ça ...

Bill *surpris*: Mais qu'est-ce que tu fais ?
Tom : Je répare tes erreurs p'tit frère. Allez, viens là.

Il le força à s'asseoir sur une chaise et commença à lui nettoyer le visage.
Comprenant que se débattre n'allait pas servir à grand chose, Bill se laissa faire ... c'était tellement bien de se dire que n'importe quand, en n'importe quel cas, et quel que soit la connerie réalisée, il aurait toujours quelqu'un pour le soutenir ou, au pire, plonger avec lui. C'était tellement bien d'avoir quelqu'un chez soi, prêt à nous aider quand on vient de passer la pire nuit de sa vie ...

Tom : Lève la tête.

Il s'exécuta, exposant à la lumière son visage meurtris. Un peu hésitant, Tom l'observa quelques seconde avant d'éponger les bêtises de son chanteur, même si le sang et les coupures, honnêtement il n'en avait rien à faire. C'était plutôt le silence qui lui faisait peur.

Tom *un peu nerveux* : Alors ... tu te décide à me le dire ?
Bill : Te dire quoi ?
Tom : ... Ce que t'as fait pour rentrer comme ça.

Il ne répondit pas.
Préférant fermer les yeux et éviter son regard.
Il avait honte.
Honte d'être sortit tout seul alors qu'il savait très bien que sans Tom, il avait une chance sur deux de s'en sortir. Honte de s'être fait rétamé une fois de plus à cause de son apparence. Honte de n'avoir pas su riposter. Honte d'être si frêle. Honte de lui. Honte pour lui. Honte pour Tom.

Bill *d'une petite voix* : Je me suis battu.
Tom : Avec qui ?
Bill : Une bande de gars.
Tom : Et pourquoi ?
Bill *gêné* : Parce que ... ils ... heu ... ils m'ont traité de fille.


Silence.


Tom : La prochaine fois je viens avec toi.
Bill : Nan.
Tom : Quoi nan ? Bien sur que si.
Bill : Je veux pas avoir à me déplacer qu'avec toi tout le temps.
Tom : Peut-être, mais regarde ce qui arrive quand je suis pas là.
Bill : C'est arrivé que ce soir, ça veux pas dire que je vais me faire défigurer tout les jours.
Tom : Te sens pas obliger de faire le gars sur de lui. Je sais que c'est pas le cas, je suis ton jumeaux Bill, pas un journaliste.
Bill *s'énervant* : Je sais, et ça ne t'oblige pas de devenir mon garde du corps perso à chacune de mes sorties !
Tom *s'énervant aussi* : Et ben si, ça m'y oblige ! Y'a rien qui te rentre dans le crâne ou quoi ? Faut arrêter d'être inconscient parce qu'un jour les gars qui te tomberons sur la gueule te laisserons pas t'en sortir vivant !
Bill : Te sens pas obliger de me faire la morale. J'ai pas besoin de toi pour ça.

Tom ouvrit la bouche mais la referma aussitôt.
Bill le fixa droit dans les yeux, à la recherche du moindre signe de faiblesse qu'aurait pu provoquer cette petite phrase, mais le guitariste ne cilla pas. Bill essayait de lui faire mal. Il avait réussi. Mais plutôt mourir que de l'admettre.
En guise de réponse, il le regarda de haut en bas, lui et son air provocateur, lui et ses habitudes nonchalante de je m'en foutiste perfectionné. Et lui lança d'une voix calme, trop calme :

Tom : Je sais. C'est juste que je me sens un peu obliger d'être ton frère.

Avant de disparaître derrière la porte.

# Posté le samedi 26 mai 2007 11:12

*34*

Sa faisait une heure.

Ou peut-être deux. Voir même trois, aucune idée. De toute façon Bill avait cessé de compter les minutes depuis qu'il avait découvert que ça l'énervait. Assis tout seul sur sa chaise au milieu de la salle de bain, il enfoui son visage dans ses mains et tenta d'oublier, d'effacer ce regard qu'il lui avait lancé avant de partir et qui le hantait jusqu'au fond de son corps.

Bill *tout bas* : Mais qu'est-ce que j'ai fait ...

Du mal.
Il avait blesser son propre frère et le pire c'est qu'il avait sembler le vouloir au moins quelques secondes.
Maintenant il regrettait. Comme à chaque fois que ses excès de colère lui faisait dire des choses qu'il ne pensait jamais. Comme à chaque fois qu'il se défoulait sur Tom. Rien qu'à cette pensée il se demanda pourquoi il ne l'avait pas déjà jeté dehors, mais la réponse il ne la connaissait que trop bien. Parce qu'il l'aimait. C'est tout. Et lui, il n'était pas foutu de le lui montrer.

Bill : Tom ... je suis désolé.

Seulement le dire au vent n'allait pas faire avancer les choses. Il devait le retrouver. Il devait s'excuser, avant de devenir fou de regrets.
Sans attendre il se leva d'un bond, ouvrit la porte à la volée et courra presque jusqu'à la chambre de son jumeau.

Bill *toquant à la porte* : Tom ? C'est moi ... t'es là ?

Le son de sa voix ne se manifesta pas.
Voila, maintenant il lui en voulait.

Bill : Tom ... s'il te plait, ouvre. Excuse moi. J'ai pas fait gaffe, j'aurais pas du dire ça.

Toujours rien.
Alors qu'à ce stade là de leur dispute, même un "Dégage !" lui aurait fait plaisir.

Bill : Bon, j'entre.

Il passa la porte et tomba nez à nez avec une chambre vide.
Sans perdre une seconde, Bill se précipita sur toute les portes de l'appartement, fouilla toute les pièces, des chambres aux studios, du salon aux placards, des salles de bain à la cuisine en hurlant le prénom de son frère, mais ne trouva aucune trace de lui. Pas même une casquette ou une basket qu'il laissait traîner tout le temps. Rien.
Essoufflé, le chanteur se laissa tomber sur son lit mais s'interdit de reprendre son souffle avant de l'avoir retrouvé. Si ça se trouve, il était dehors, dans la rue, sans lui, sans garde du corps, à la merci du premier fan hystérique ou pire ... à la merci d'un autre.
Rien que cette idée le força à se relever. Il se rua sur la porte d'entrée, prenant sa veste au passage. Il allait le retrouver. Quitte à démonter toute la ville.
Seulement une fois sur le palier, il remarqua l'appartement d'en face et se souvint de Sarah. Cette fille que Tom semblait bien apprécier. Peut-être sa solution.
Sans espérer grand chose, il toqua chez sa jolie voisine et attendit une minutes, peut-être deux avant de la voire apparaître dans l'encadrement.

Sarah *surprise* : Heu ... bonjour.
Bill *nerveux* : Salut. T'aurais pas vu Tom, c'est important.
Sarah : Tom ...

Elle le regarda droit dans les yeux et pu clairement y lire de l'inquiétude. Il avait peur pour son jumeau. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça.

Sarah : C'est important dans quel sens ?
Bill : Je ... je me suis disputer avec lui et ... je regrette.
Sarah : D'accord. Entre.

Elle ouvrit la porte en grand et traversa le couloir avec lui.
Arrivés au salon, toujours aussi doucement éclairé par cette baie vitrée donnant sur tout Berlin, elle lui montra du doigt, sans un mot, sans une parole, le jeune homme assis sur le canapé.
La tête penchée, Tom agrippait la visière de sa casquette et fermait les yeux. Fort, très fort, comme pour ne plus jamais les ouvrir sur cette phrase qu'il lui avait dite.


"J'ai pas besoin de toi"


Peut-être. Mais lui, il avait besoin de lui.
En le voyant comme ça, Bill s'avança lentement, un peu gêné mais surtout très désolé, et s'assit à côté de lui.
Tom ne bougea pas d'un centimètre. Il resta à sa place, sachant très bien sans même avoir à le regarder que c'était Bill qui s'était mis là.
Pendant quelques minutes, le chanteur resta interdit. Il regardait son jumeau qui s'efforçait de l'ignorer. D'accord, c'est bon ... c'est lui qui allait faire le premier pas.

Bill *se raclant la gorge* : Heum ... je ... désolé.
Tom *se tournant vers lui* : Et depuis quand le grand Bill Kaulitz, le garçon le plus sadique et narcissique du monde s'excuse devant quelqu'un ?
Bill : Depuis qu'il a compris que c'est un égoïste de première et qu'il s'en veut d'avoir blesser la seule personne à qui il tient vraiment. Et si je suis sadique et narcissique, tu l'es aussi.
Tom *souriant* : Je sais.

Et voila.
En trois mots la dispute s'était évaporée, et peut-être même qu'il ne s'en souviendraient jamais ...
Mais après tout ... c'était beaucoup mieux comme ça.

# Posté le dimanche 27 mai 2007 16:56

*Lili*

*Lili*
.

J'avais dit que je ferais une petite présentation si d'autres personnages s'ajoutaient à l'histoire.
Voila. Maintenant c'est chose faite.



Lili : casée entre 5 frères, une maman branchée gâteau-jupe plissée bleue marine et un père accro au bureau et au partie de poker entre amis, elle aurait pu finir à la chorale de la chapelle de son patelin et porter des mocassins toute sa vie. Mais ...
Non.
Très jeune, elle développe un goût certain pour la musique puisqu'elle se passionne pour les Beatles à 3 ans, entre en phase Nena à 10 ans, et se définit comme grunge passé 15 ans. Et oui, Lili c'est un joli mélange de rock, de personnalité, de gourmandise, d'originalité et de vie qu'elle ne cesse de partager avec sa meilleure amie, Sarah (secrètement surnommée Shanti).
Militante engagée, elle a participé à des dizaines de manifestations, est inscrite à Greene Peace depuis des années et ne mâche jamais ses mots quand il sagit de faire des discours. Ou de parler tout court.
Ni grande, ni petite, ni mince, ni enveloppée, ces mensurations sont la seule chose banale chez elle. Coiffée d'une coupe courte savamment désordonnée,
elle fait de sa blondeur naturelle et sa beauté conventionnelle une arme anti-Barbie. N'oublions pas son style bien à elle, se composant de hauts imprimés de tout et n'importe quoi, d'une collection de chaussures impressionnante et de l'exaspération de ses parents à chacune de ses "trouvailles", qui se font souvent n'importe où.
En bref, Lili c'est une joyeuse petite bombe à retardement ... mais ça, je crois que vous l'avez déjà compris.



Lola


Edit : Si Lili ressemble à quelqu'un que vous avez déjà lu [ou vu], c'est involontaire. xD

# Posté le mardi 29 mai 2007 05:50

Modifié le mardi 29 mai 2007 13:43

*35*

17 Columbiastraße - appartement o9 - 15 heures.

Tous assis dans le salon autour d'un bol de popcorn trop sucré par Sarah, ils discutaient ensemble, apprenaient à se connaitre, se confiait leur enfance, leur peines, leur joies, leur goûts, leurs habitudes et ce depuis déjà quelques heures. Tellement prise dans cette conversation interminable, Sarah en oublia le temps et surtout ... Lili.


Toc Toc Toc !


Heureusement, elle, elle ne l'avait pas oubliée.
En une seconde, la jeune fille réalisa. Quoi ? Un peu tout.

Sarah *se levant d'un coup* : Merde ! C'est Lili !
Tom : Lili ?
Sarah : Ma meilleure amie, elle vient de Leipzig et ...
Bill *rompant le silence* : Quoi ?
Sarah : ... Elle vous adore.

Ils se regardèrent tout les trois à tour de rôle. Du même regard mi stressé, mi excité. Du même regard qui disait clairement "Et maintenant ? On fait quoi ?".

Bill : Heu ...
Sarah : Restez là. Je vais la cherchée.
Tom : Et nous on fait quoi ?
Sarah : Vous bougez pas ... préparez vous à réaliser le plus cher de ses rêves.

Et elle disparut dans le couloir de l'entrée, les laissant avec leur petit sourire en coin qui se dessina sur leurs lèvres identique.
Dans le couloir, Sarah angoissait un peu plus à chaque pas. Et si elle la trouvait différente ? Et si elle n'aimait pas la Sarah de Berlin vivant dans l'appartement le plus chic du quartier ? Et si ... elle ne l'aimait pas tout court ?
Plus stressée que jamais, elle appuya sur la poignée, ouvrit la porte, et ... réalisa qu'elle n'avait vraiment, vraiment pas de raisons de s'en faire.
Lili. Sa meilleure amie. Sa Lili.
Elle était là, debout, une valise au bout de la main, dans son T-shirt blanc scandant une chanson des Beatles et son jean usé jusqu'a la corde ... Non, elle n'avait pas changé. Même sa coupe de cheveux en bordel semblait ne pas avoir bougé. Lili était toujours Lili. Et c'est fou ce qu'elle pouvait l'aimée. Comme ça ... authentique.

Lili : Shanti !
Sarah *riant* : Oh non !

Les deux jeunes filles se tombèrent dans les bras au même moment, se serrant toute les deux aussi fort que possible. Se rappelant tout à la fois, et souriant un peu plus à chaque souvenirs qui leurs traversaient l'esprit.

Lili : Si tu savais comme ça fait du bien de te voir.
Sarah : Alors, sa valait le coup de faire le voyage ?
Lili : Oh Gott faut que je te raconte ! J'ai passé ma nuit sur internet à essayer de choper un billet de train que j'ai trouvé en classe écolo. J'tai assise à côté d'un mec témoin de Jehova, je te dis pas le voyage que j'ai enduré.
Sarah : Viens, entre mais continue, continue ...
Lili *entrant* : Ensuite j'ai du changer de train mais je me suis égueulée avec le contrôleur, il m'a prise pour une terroriste parce que je lui ai proposé un bonbon ! Nan mais on a plus le droit d'être gentil dans ce foutu pays ? Bref, après j'ai perdu mes bagages à l'arrivée et je me suis cassé la gueule en sortant de la gare. Ouaaaaa mais comme c'est GRAND chez toi ?!

Absorbée par l'immensité du salon, Lili ne remarqua pas Bill et Tom droit devant elle qui se retenait de rire, et continua de parler tout en visitant l'endroit.

Lili : Oulala, ça doit te changer de ta chambre de douze mètre carrés parce que là, c'est carrément royal.
Sarah : Heu ... Lili, regarde par ici, y'a ...
Lili : Remarque ça doit être pour ça que j'ai passé trois quart d'heure à la trouvée ta fichue rue, je te raconte pas le nombre de gens qui savaient pas ou c'était, je suis même entré dans une agence de tourisme mais ils m'ont foutue dehors parce que je jouais avec leur prospectus. C'est fou ce qu'ils sont pas sympa les gens ici.
Sarah : Lili ... viens pas là ...
Lili : Attend attend, moi je veux tout voir. Et il est ou ton père ? Tu sais que c'est pour lui qu'il bosse, le mien ? Tu m'étonne qu'il vive dans un appartement comme ça ... attend, tu sais que ce genre de palais, y'a que les stars qui peuvent se le payé ? D'ailleurs c'est peut-être pour ça que personne voulait me dire ou c'est et ...


Plus rien.


Sarah : Lili ?

Nan.
Plus de Lili.
Figée au milieu du salon, la jeune fille ne bougeait plus. Ne parlait plus. Ne respirait plus.
Lili était partie ailleurs juste le temps de quelques secondes.
Elle venait de s'envolée, rien qu'en croisant le regard de ces deux garçons qu'elle n'avait fait que voir sur du papier glacé, et ce depuis tellement longtemps.


'Scusez moi du retard, c'est juste que j'ai un peu de mal à écrire. Pourquoi, j'en sais rien, en tout cas ça fait trois fois que je recommence la suite et j'en peut un peu plus. [Over quoi ! <3 Darling.] Bref, donc elle sera surement là demain. Si je règle mes petits problèmes entre temps.


Lola

# Posté le mercredi 30 mai 2007 11:23

Modifié le vendredi 01 juin 2007 11:08

*36*

Lili était toujours figée au milieu du salon, le regard braqué sur les jumeaux qui ne pouvaient s'empêcher de sourire.

Quand soudain elle agrippa le bras de Sarah, d'un geste qui ne dura même pas une demi-seconde. Rien que le fait qu'elle ait arrêté de parler traduisait pas mal sa surprise, mais le plus étrange restait sans aucun doute le regard qu'elle portait aux garçons. Un regard ... presque ... paniqué.

Lili *d'une petite voix* : Heu ... S ... Sarah ... Dis moi que c'est pas vrai.
Sarah *souriant* : Malheureusement je crois que si. Lili, je te présente Tom et Bill. Mes voisins.
Bill & Tom *tout sourires * : Salut !

Rien que le fait qu'ils ouvrent la bouche semblait avoir fait fondre Lili sur place. Non, ce n'était ni des posters grandeur nature, ni des pancartes à leur effigie. C'était eux. Les vrais. Les garçons de Tokio Hotel, et plus vivant que jamais.
Retrouvant un peu ses couleurs, Lili lâcha doucement le bras meurtri de sa meilleure amie et murmura un vague "salut" avant de se tournée vers Sarah.

Lili : 3800 habitants au kilomètres carrés dans cette fichue ville et toi tu tombe sur ... eux ?
Sarah *riant* : Faut croire.
Bill : Heum ... si je peux me permettre ... j'adore ton T-shirt.
Lili *le fixant de ses grands yeux verts* : Merci ... C'est ... Heu ...

Et puis plus rien.
Sa phrase s'était noyée dans les yeux noirs du chanteur, ravi de faire cet effet là à une fille aussi jolie.

Sarah : Lili ?
Lili : Hein ? Heu ... oui ?
Sarah : Tu viens t'asseoir ?
Lili : J'arrive ...

Perdue dans ses pensées, elle vint s'asseoir auprès de Sarah qui reprit sa conversation mouvementée avec Tom.
Les minutes qui suivirent se rythmèrent donc par les paroles des quatre ados. Ou plutôt trois puisque Lili, aussi étrange que ça puisse paraitre, ne disait absolument rien.

Bill : Alors, heu ... Lili ... c'est quoi ton genre de musique ?

C'était sa question favorite, celle qu'il posait aux filles dès qu'il se sentait prêt à les découvrir. Mais en plus d'engagé la conversation, la réponsel'intéressait. Vraiment. Quel que soit la personne.

Lili : Ben ... Vous.
Bill : Et ... ?
Lili : J'aime bien ... Green Day, American Idiot surtout, et puis Placebo, les Beatles, Indochine, c'est des français, et Linkin Park, les Red Hot', j'ai eu ma période Rolling Stones aussi, Oasis, Blink 182, Sum 41, Nena ...
Bill *la coupant* : Nena ?

Son regard brilla rien qu'au nom de cette chanteuse qu'il admirait tellement. Elle avait touché son point faible.

Lili : Tu l'aimes bien, pas vrai ?
Bill : Nan. Je l'adore.

Et voila.
La discussion était partie et connaissant Lili, elle n'était pas prête de s'arrêtée.
Même si c'était un bout de son groupe de rock préféré qui se tenait juste à quelques centimètres d'elle, elle avait réussi à passer au delà pour ne voir que les adolescents de son âge passionnés par les même sujet. Même si c'était assez dure et que quelques pensées venaient, parfois encombrer son esprit.

Lili *pensant* : Et là, combien de filles rêveraient d'être à ma place ?

Beaucoup, surement.


Finalement, je l'ai écrite maintenant. Je voulais pas vous faire attendre.

Lola

# Posté le vendredi 01 juin 2007 14:04